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Si l’on admet que le corps peut freiner l’esprit et que l’esprit peut, parfois, freine le corps, le problème du corps, frein de la liberté, devient plus complexe. Est-ce la liberté qui freine le corps ou le corps qui freine la liberté. La liberté d ‘esprit, s’accommode aisément d’un fauteuil roulant, tout comme la liberté de mouvement peut se passer d’esprit. Il est souvent étrange de voir comme la société crée l’unicité, la liberté, grand mot, four-tout, qui à force de tout dire ne dit plus rien. Il n’est pas une libertés, mais des libertés, propres à chaque homme. De façon purement théorique, pourtant, toute contrainte est un obstacle à la liberté. Le corps devient donc un obstacle, car il a ces faiblesses, ces limites. Il est obstacle, tout comme le sont les lois, les sentiments, les autres être, de façon générale. De ce point de vue, tout ce qui existe, est un obstacle à la liberté, du besoin de se nourrir à la gravité. Si l’on restreint la recherche à la liberté d’esprit, le corps devient un élément secondaire. Il est cependant sûrement plus aisé de ce faire une opinion des choses, de vivre par sois même lorsque l’on est maître de son corps. Mais pourtant, si l’on sait que les aveugles «voient» les choses à leur manière, ne se peut-il pas que les êtres privés de corps se crée leur liberté ? N’est-il pas envisageable, que l’absence de liberté crée le moyen de libération, et donc la liberté en tant que force et que sentiment. Si le besoin vient de la frustration, il est probable que l’homme, en cas de toute puissance, de nul contrainte, ne serait même pas ce qu’est la liberté. Le corps tout comme les règles, les lois, sont des instruments de liberté, car la seul pensé de vouloir leurs échapper, est déjà un mouvement de liberté.
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