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Drôle de relation, depuis cinq ans que je vous connais, que je suie vos maux, souvent à contre temps, pour avoir pris du retard. C’est l’empire du milieu qui a ouvert la voie, avec l’aide d’un tango et d’un volume des fleurs du mal. Aujourd’hui trois cent quatre vingt neuf titres, plus de vingt sept heurs de musique tournent sans arrêt, pour me raconter le monde tel que vous le voyez, tel que vous l’avez vu, mille neuf cent soixante sept à aujourd’hui. Quel découverte, d’entendre des mots que l’on comprend, que l’on devine, sans avoir les mêmes références. Existe-il des cœurs qui restent de marbre devant ce Petit ? Suis-je la seul à avoir l’impression d’avoir vécu cet Octobre à New York ? Les poètes ont-il changé depuis mille neuf cent soixante douze ? Concerné, je me sens concernée, pas fan, simplement le sentiment que vos mots trouvent en moi une résonance. Quels que soient les thèmes, sérieux ou libertins, que vous parliez de l’Amour ou de la Mort. « Bat toi » scandiez-vous en échos à ce que m’avais toujours dit mon père, je devrais vous remercier de m’avoir si souvent ramassée, plus bat que terre, de m’avoir aider à repartir. Combien de fois suis-je allée chercher la force dans vos maux, lorsque les miens me semblaient trop lourds et que je ne croyais pas pouvoir me relever. Pourquoi certaines chanson me servent-elle d’électrochoc ? Pourquoi le Clan Mongol m’a-t-il permit de chasser un homme en noir ? Une relation incertaine, Betty, je pense à vous, même si nos mondes sont si éloignés. Moi et ma bonne étoile, mes deux anges et ma bonne humeur enfantine. Vous et vos barreaux, la grisaille de votre vie et vos erreurs, payés d’avances. Impression de vous connaître, mirage croisé au détour d’une vie. Même si vos coups de gueule sont devenus des plaidoyers plus calmes, plus posés, il me semble trouvé dans bien de titres une réponse à une question, où plutôt, un exemple, le début d’une réponse dont il faut chercher la suite sois-même. Un jeu de piste en quelque sorte. Sauriez-vous me dire pourquoi les Barbares trouvent un écho en moi, qui suis né à la campagne, et dans une famille ou « l’enfance » était un devoir que l’on se faisait un plaisir de respecter ? Moi qui ai eu pour horizon la garrigue et à qui l’on racontait les beautés de l’humanité ? Il y a enfin cette étrange peur que l’homme ne sois pas à la hauteur de ses mots. Lorsque je vous ai croisé, je n’ai pue dépasser cette ligne, qui transforme l’artiste en homme. Même les brunes à la peau blanche ont parfois de peurs, des doutes. Et si tout cela n’était qu’une façade, serai-je prête à perdre la seul source de vie que je connaisse ?
* (Si vous êtes le propriétaire de la photo, excusez moi, mais je n'ai encore jamais eu l'occasion d'en faire une, interdiction d'appareil photo lors des concerts oblige, si vous voulez la voire disparaitre, il vous suffit de la dire. Merci)
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